Avoir son cheval chez soi

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Avoir son cheval à nos côtés est le rêve de beaucoup de cavaliers. Qui ne rêve pas de retrouver son cheval au bas de sa porte ou au bout de son jardin ?

Mais attention, cela nécessite des règles à respecter afin que le rêve ne se transforme pas en corvée.

Il est indispensable d’anticiper ces questions d’organisation, de logistique, d’agencement de l’espace et le choix des équipements adaptés. Le but étant de passer plus de temps à profiter de son protégé que de son fumier.

Pour cela des règles d’or sont à respecter pour le bien-être de votre cheval mais aussi pour le vôtre.

1. Trouvez-lui de la compagnie

Le cheval est un animal grégaire qui n’est pas fait pour vivre seul. Il a besoin pour son équilibre mental d’un ou plusieurs compagnons.

Rien n’est plus mauvais pour sa santé physique, et mentale que de l’isoler de ses congénères. Il va s’ennuyer, déprimer et risque de développer des problèmes comportementaux (Tics à l’appuie, à l’ours,…). Pour éviter cela il faut lui proposer un mode de vie proche de ses besoins naturels.

2. Box ou Abri ? Quel espace et hébergement ? 

On dit 1 ha de pâture par cheval. Comme dit précédemment afin d’éviter la solitude, vous devez prévoir un deuxième cheval ou poney. Il faut alors minimum 2 ha, que vous pouvez diviser en deux ou trois afin d’éviter le surpâturage et faire un roulement.

Il faut prévoir soit un abri suffisamment grand ou un box par cheval afin qu’il puisse se mettre à l’abri des intempéries ou de la chaleur. 

L’abri a l’avantage d’être plus pratique pour la gestion des sorties du cheval, en effet c’est lui qui se gère. Attention à son orientation afin qu’il protège au mieux des intempéries et du soleil.

Le box quant à lui a l’avantage de pouvoir isoler un cheval pour l’alimentation, en cas d’immobilisation pour blessures etc. Mais doit être nettoyé très régulièrement, ce qui nécessite du temps et une solution pour la gestion du fumier.

3. Autorisation ou permis de construire ? 

Avant de vous lancer dans votre projet, rapprochez-vous de votre mairie afin de connaître les obligations et spécificités locales. Tous les abris et bâtiments de plus de 5 m² nécessite une autorisation ou un permis de construire.

4. Comment nourrir et abreuver ?

Le cheval est un herbivore, il passe entre 15 à 16h par jour à s’alimenter dans la nature, en repas fractionné par petites quantités. Il ne faut donc pas négliger les fourrages, compter au minimum 10 kg de foin par jour fractionné en minimum 2 repas. 

Pour vous faciliter le travail et pour le bien-être du cheval il est conseillé de proposer du foin à volonté. Plusieurs dispositifs existent comme les abris de nourrissage, les râteliers extérieurs ou de box.

En fonction du travail du cheval, il faut prévoir des compléments de type granulés ou floconnés. En effet pour un cheval qui n’a pas d’activité physique mais uniquement des sorties au pré ou paddock l’herbe pâturé et le foin apporté en bonne quantité est suffisant. Mais comme tout sportif des compléments doivent être apportés en plus en fonction de l’activité.

Ne négligez pas l’abreuvement, en effet vous devez mettre à disposition un point d’eau ( Abreuvoir, bac à remplir, rivière, etc.), l’eau doit être fraîche et propre. Un cheval boit en moyenne 20 à 30 litres par jour, la quantité peut varier en fonction de la météo, son alimentation et son activité physique. En plein été il peut boire jusqu’à 60 litres et une jument en lactation augmentera sa consommation de 75 %.

Attention au gel en hiver, peu importe le système choisi (abreuvoir, bac, etc.) il faudra être vigilant et dégeler plusieurs fois par jour si nécessaire. Des systèmes antigel existent, n’hésitez pas à demander des renseignements.

5. Gestion du fumier

Le curage est sans doute la partie la moins agréable mais inévitable. Pour cela il faut en amont bien réfléchir aux moyens que l’on dispose pour le curage (manuel ou mécanique) et l’évacuation du fumier. 

Demander à vos voisins agriculteurs ils se feront une joie de profiter du fumier et de le transformer en engrais pour leurs cultures. Choisissez pour le stockage un endroit avec un sol stabilisé et le plus éloigné possible des voisins.

Le fumier doit être évacué régulièrement pour éviter les nuisances olfactives.